Plasticien : Depuis 2002, je cherche une essence universelle dans l’intimité de l’être. J’utilise l’état d’innocence qui vacille entre le corps et l’esprit, l’émergence et la divergence. Je provoque le vide, où l’identification s’évapore dans l’infini des possibles.
Peinture : Ma gestuelle pulsionnelle réveille l’existence d’une présence, celle de mon être au monde.
Cette étude se concrétise par des acryliques sur papier (50x65cm) contrecollées sur carton plume. C’est une longue série où les formats, les outils, les pigments ne changent pas et où seule ma relation sensible aux formes émergentes évolue. Mes gestes guident mon regard qui vacille entre état d’innocence et désir de contenir ce qui émerge.
Photographie : Je travaille sur la peau du buste du papillon, que je prépare pour effectuer une lecture par transparence, avec un appareil numérique, équipé de lentilles grossissantes. Toujours surpris par une présence, mon sujet se concrétise sur des tirages argentiques (50X65), contrecollés sur aluminium. Déplier les plis et replis, en extraire une poésie de la vie, de la mort de la fusion qui anime le vivant.
Impression Plus récemment un travail sur la trace de l’empreinte est mis au point avec de la plastline et de l’encre de chine. J’entreprends de révéler l’essence de ces surfaces par un procédé de moulage et d’impression immédiate sur papier en noir et blanc (Performance in situ, qui dévisage la matière et permet au spectateur d’assister a la totalité du processus). Ainsi l’encre noire creuse l’ombre pour faire jaillir la lumière…celle des formes. Je des obscurci la matière, lui donne une existence picturale qui révèle l’organisation aléatoire d’un univers pareidolique, ce qui rejoint le thème essentiel de mon travail :
La présence ; il suffit de regarder, car elle appartient a l’imaginaire.
